<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Beulogue &#187; Test-1-2-1-2</title>
	<atom:link href="https://www.beulogue.fr/category/test-1-2-1-2/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.beulogue.fr</link>
	<description>Reloaded. Boutonnez vos combizlips.</description>
	<lastBuildDate>Wed, 25 Mar 2026 08:28:37 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=3.9.36</generator>
	<item>
		<title>Parfois</title>
		<link>https://www.beulogue.fr/test-1-2-1-2/parfois-2</link>
		<comments>https://www.beulogue.fr/test-1-2-1-2/parfois-2#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 07 Aug 2016 16:49:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Pétronille]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Test-1-2-1-2]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.beulogue.fr/?p=5222</guid>
		<description><![CDATA[<p>Parfois, je rêve de toi. C&#8217;est doux et terrible, on finit toujours pas se toucher, se respirer, et contre toute attente et toute logique, c&#8217;est normal que tu sois là, c&#8217;est normal et bien sûr, contre toute attente et toute logique, tu me dis que tu vas rester, que ça va aller, que c&#8217;est fini. ...<a class="post-readmore" href="https://www.beulogue.fr/test-1-2-1-2/parfois-2">lire plus</a></p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.beulogue.fr/test-1-2-1-2/parfois-2">Parfois</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.beulogue.fr">Beulogue</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Parfois, je rêve de toi.<br />
<span id="more-5222"></span><br />
C&rsquo;est doux et terrible, on finit toujours pas se toucher, se respirer, et contre toute attente et toute logique, c&rsquo;est normal que tu sois là, c&rsquo;est normal et bien sûr, contre toute attente et toute logique, tu me dis que tu vas rester, que ça va aller, que c&rsquo;est fini.<br />
Tu me berces et tu me consoles, je me dépouille de tout ce qui me tient debout, je me recroqueville dans tes bras, je suis fragile et moelleuse, à nu, et je n&rsquo;ai pas peur. Tu es là, ça va aller.<br />
Et puis je me réveille et je pèse des tonnes. Je quitte mon lit aux relents de traîtrise, lui qui devait m&rsquo;abriter. Le moindre mouvement prend des années, empêtrée que je suis dans l&rsquo;odeur des souvenirs et dans cette sensation terrible que je suis incomplète, qu&rsquo;il me manque quelque chose, quelque chose de très très important ; que j&rsquo;ai perdu, égaré, laissé filé ; une chose floue est essentielle sans laquelle je vis clouée au sol. Je me retrouve levée à regarder mes pieds avec mépris, je sens le sol pourtant, mais rien n&rsquo;est vrai, rien ne vaut, je suis blême et si vieille, le temps éveillé me blesse et m&rsquo;encombre.<br />
J&rsquo;avance pas à pas en soulevant chaque fois un monde de regrets, j&rsquo;ai l&rsquo;impression de nager à contre-courant, l&rsquo;air me manque et tout est laid. Je suis par terre, à ramasser, personne ne me ramasse.<br />
J&rsquo;essaye de respirer parce que c&rsquo;est ce qu&rsquo;il faut faire, mais ça bloque, ça coince, j&rsquo;erre au bord des larmes sur un chemin parcouru mille fois.<br />
On me regarde en se faisant du souci mais quand j&rsquo;essaye de rassurer, quand j&rsquo;enfile mon masque de celle qui va, c&rsquo;est un mensonge,  parce que je suis triste, parce que jamais je n&rsquo;aurais cru passer autant de temps à être triste.<br />
J&rsquo;ai peur de me rendormir, je me méfie, un rêve de plus et je me brise en mille morceaux.</p>
<p>Et puis ça passe, toujours, ça passe.<br />
Je change mes draps pour les laver des fantômes.<br />
Ça prend des jours, des semaines, mais ça passe.<br />
J&rsquo;essaye de marcher vite pour distancer ce vide qui m&rsquo;agrippe à la gorge.<br />
Ça passe.<br />
Un jour je me lève et je respire de nouveau à plein, je fais de nouveau sens, je me souviens que j&rsquo;ai des choses à faire, à créer, des gens à aimer. Des fois j&rsquo;arrive même à être là où je suis, quand je suis.</p>
<p>Je finis par rire toute seule, c&rsquo;est ridicule, je me moque, je me taquine, abrutie, et alors quoi.</p>
<p>C&rsquo;est passé.<br />
Et puis je me couche un soir, je m&rsquo;endors sans avoir peur, et je rêve de toi.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.beulogue.fr/test-1-2-1-2/parfois-2">Parfois</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.beulogue.fr">Beulogue</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.beulogue.fr/test-1-2-1-2/parfois-2/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>7</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;assiette du voisin</title>
		<link>https://www.beulogue.fr/test-1-2-1-2/1094-l-assiette-du-voisin</link>
		<comments>https://www.beulogue.fr/test-1-2-1-2/1094-l-assiette-du-voisin#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 04 Jul 2012 08:15:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[petronille]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Test-1-2-1-2]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://beulogue.fr/?p=1086</guid>
		<description><![CDATA[<p>Des fois j&#8217;oublie, je largue, je me largue, je me convaincs que rien n&#8217;a d&#8217;importance -surtout pas moi, surtout pas pour les gens. Je passe des minutes ou des années à pleurer dedans, à geindre comme une gamine, à chouiner, à pigner, parce que je n&#8217;ai pas ce que je veux, exactement comme je veux, ...<a class="post-readmore" href="https://www.beulogue.fr/test-1-2-1-2/1094-l-assiette-du-voisin">lire plus</a></p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.beulogue.fr/test-1-2-1-2/1094-l-assiette-du-voisin">L&rsquo;assiette du voisin</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.beulogue.fr">Beulogue</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Des fois j&rsquo;oublie, je largue, je me largue, je me convaincs que rien n&rsquo;a d&rsquo;importance -surtout pas moi, surtout pas pour les gens. Je passe des minutes ou des années à pleurer dedans, à geindre comme une gamine, à chouiner, à pigner, parce que je n&rsquo;ai pas ce que je veux, exactement comme je veux, pile au moment où je veux.<br />
C&rsquo;est du boulot tout ça.<br />
La vie, les autres, moi. Je suis du boulot.</p>
<p>Des fois l&rsquo;embellie me surprend au détour d&rsquo;un rien, soudain le poids s&rsquo;évanouit, les mâchoires qui me grignotent le coeur et l&rsquo;orgueil s&rsquo;arrêtent, finalement je me dis oui, rien n&rsquo;est jamais comme je veux, c&rsquo;est dur, c&rsquo;est long, on prend cher, je prends cher, et surtout, qu&rsquo;est-ce que je fais chier, mais quand même, ça va.</p>
<p>Quand même, certains sourires m&rsquo;allègent, peut-être que je n&rsquo;aurai jamais ce que je veux, mais comme de toute façon je ne suis jamais certaine de ce que je veux, quelle importance ?</p>
<p>Des fois on me dit &laquo;&nbsp;c&rsquo;est une belle histoire, ce que vous vivez là &laquo;&nbsp;, et oui, c&rsquo;est vrai, c&rsquo;est une belle histoire.<br />
Pas toujours comme je voudrais, pas toujours d&rsquo;une manière qui rassasie ma faim, mais c&rsquo;est une belle histoire -inespérée pour quelqu&rsquo;un comme moi qui n&rsquo;a jamais aussi faim que quand elle n&rsquo;a pas le droit de goûter, quand c&rsquo;est l&rsquo;assiette du voisin, quand c&rsquo;est à la carte et qu&rsquo;on sert que le menu.<br />
Juste un peu. Là. Non. Je voulais l&rsquo;autre bout. Celui qu&rsquo;on a servi à quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre.</p>
<p>Je suis du boulot.</p>
<p>Et je goûterais bien ce truc, là, sur la table d&rsquo;à-côté.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.beulogue.fr/test-1-2-1-2/1094-l-assiette-du-voisin">L&rsquo;assiette du voisin</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.beulogue.fr">Beulogue</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.beulogue.fr/test-1-2-1-2/1094-l-assiette-du-voisin/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>5</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Si seulement</title>
		<link>https://www.beulogue.fr/test-1-2-1-2/1137-si-seulement</link>
		<comments>https://www.beulogue.fr/test-1-2-1-2/1137-si-seulement#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 19 May 2012 14:34:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[petronille]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Test-1-2-1-2]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://beulogue.fr/?p=1129</guid>
		<description><![CDATA[</p>
<p> ...<a class="post-readmore" href="https://www.beulogue.fr/test-1-2-1-2/1137-si-seulement">lire plus</a></p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.beulogue.fr/test-1-2-1-2/1137-si-seulement">Si seulement</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.beulogue.fr">Beulogue</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span id="more-1129"></span></p>
<p>On aurait bu du bon vin en commentant chaque gorgée, on serait parti se balader, on aurait fait la liste de nos plats préférés, on aurait ri parce que tu ne comprenais pas ce que je racontais, et que l&rsquo;inverse aurait été vrai, on se serait assis au soleil, j&rsquo;aurais ralenti le pas, tu aurais cessé de t&rsquo;inquiéter, tu aurais été fier de moi, j&rsquo;aurais ébouriffé tes cheveux, tu m&rsquo;aurais embrassée sur la joue et on aurait tremblé tous les deux un peu de peur de se casser, parce que je suis comme les gamins qui aiment tellement qu&rsquo;ils mordent, qu&rsquo;ils étouffent et qu&rsquo;ils tuent, et que tu es si fragile, je t&rsquo;aurais dit que ça y est, j&rsquo;écris des trucs, et je t&rsquo;aurais montré ça avec dans les yeux cette question que je pose tout le temps, est-ce que j&rsquo;en vaux la peine, est-ce que tu penses que je suis merveilleuse, tu aurais ouvert mes cadeaux en temmêlant dans les fils parce que quand je fais un paquet, je déconne pas, ça tient jusquà l&rsquo;Apocalypse, je t&rsquo;aurais aidé parce que lApocalypse ça fait beaucoup pour une fin de déjeuner en mai, on se serait chauffé au soleil, il y aurait eu du gâteau et puis il n&rsquo;en serait plus resté du tout, on aurait été un chiffre pair, j&rsquo;aurais été encore si forte, on aurait déplié les transats et on aurait posé nos fesses dedans en se disant qu&rsquo;on n&rsquo;arriverait plus jamais à en sortir, j&rsquo;aurais caressé ta main qui m&rsquo;a caressée si souvent, j&rsquo;aurais regardé dans tes yeux et j&rsquo;aurais vu de l&rsquo;amour, juste de l&rsquo;amour, on aurait demandé sil restait des chouquettes, j&rsquo;aurais refait du café, l&rsquo;herbe aurait été épaisse, le printemps aurait été là, il aurait flotté dans lair comme un parfum dhabitude et de moment à savourer, tu aurais eu froid et tu aurais insisté pour que j&rsquo;aille me couvrir, tu aurais, j&rsquo;aurais, on aurait, si seulement.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.beulogue.fr/test-1-2-1-2/1137-si-seulement">Si seulement</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.beulogue.fr">Beulogue</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.beulogue.fr/test-1-2-1-2/1137-si-seulement/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>10</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Il y a deux cigarettes</title>
		<link>https://www.beulogue.fr/test-1-2-1-2/1134-il-y-a-deux-cigarettes</link>
		<comments>https://www.beulogue.fr/test-1-2-1-2/1134-il-y-a-deux-cigarettes#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 14 May 2012 08:01:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[petronille]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Test-1-2-1-2]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://beulogue.fr/?p=1126</guid>
		<description><![CDATA[<p>Il y a deux cigarettes, mon monde tournait encore ; il y a deux cigarettes, je les gardais pour plus tard pour arriver sans sentir le tabac ; il y a deux cigarettes je marchais droit et j&#8217;avais hâte d&#8217;arriver ; il y a deux cigarettes j&#8217;avais décidé de dire que jétais désolée, que cette histoire de pause ...<a class="post-readmore" href="https://www.beulogue.fr/test-1-2-1-2/1134-il-y-a-deux-cigarettes">lire plus</a></p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.beulogue.fr/test-1-2-1-2/1134-il-y-a-deux-cigarettes">Il y a deux cigarettes</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.beulogue.fr">Beulogue</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a deux cigarettes, mon monde tournait encore ; il y a deux cigarettes, je les gardais pour plus tard pour arriver sans sentir le tabac ; il y a deux cigarettes je marchais droit et j&rsquo;avais hâte d&rsquo;arriver ; il y a deux cigarettes j&rsquo;avais décidé de dire que jétais désolée, que cette histoire de pause c&rsquo;était vraiment une idée à la con, que dire que javais besoin de réfléchir c&rsquo;était complètement stupide ; il y a deux cigarettes je voulais dire que c&rsquo;était tout réfléchi, alors que c&rsquo;est sans doute une expression que je nai jamais employée ; il y a deux cigarettes je savais que je n&rsquo;avais plus peur de rien et que personne ne sait où il va mais que je voulais qu&rsquo;on y aille ensemble ; il y a deux cigarettes je pensais encore que j&rsquo;allais le retrouver tel quel.</p>
<p>Alors je suis arrivée ; alors je me suis assise en face de lui ; alors il m&rsquo;a semblé différent ; alors il manquait quelque chose dans cet espace entre nous qui soudain était plus que de la distance ; alors j&rsquo;ai ouvert la bouche pour lui dire que je l&rsquo;aimais si fort et si pour toujours ; alors il m&rsquo;a dit qu&rsquo;il avait rencontré quelqu&rsquo;un ; alors j&rsquo;ai demandé « qui c&rsquo;est » et jai pensé « cette sale pute » alors que quand on quitte quelqu&rsquo;un en théorie faut pas venir se plaindre après ; alors je l&rsquo;ai regardé et je l&rsquo;ai vu ; alors j&rsquo;ai eu envie de l&rsquo;étouffer ; alors jai eu envie de le dévorer pour le garder en moi pour toujours, au chaud ; alors j&rsquo;ai commencé à avoir très envie d&rsquo;une cigarette parce que je ne pleure jamais en fumant.</p>
<p>Et la Terre, de manière inadmissible, a continué de tourner ; et quand il a dit son nom son sourire ressemblait à une promesse qui n&rsquo;était pas pour moi ; et j&rsquo;ai allumé la cigarette et le barman a dit que c&rsquo;était interdit et je l&rsquo;ai regardé et il n&rsquo;a plus rien dit, de toute façon y&rsquo;avait personne dans son rade pourri qui était en fait notre rade pourri ; et j&rsquo;étais bien contente qu&rsquo;il ait parlé en premier parce que mes deux clopes et mon amour ravalé au dernier moment c&rsquo;était à peu près tout ce qui me restait ; et je me suis demandé si ça valait la peine mais clairement c&rsquo;était plus moi qui dansais dans ses yeux alors à quoi bon ; et j&rsquo;ai fini la cigarette en me disant tiens c&rsquo;est le dernier moment qu&rsquo;on passe ensemble, toi qui aimes ailleurs et moi qui me brise en mille petits morceaux qui ne tiennent plus ensemble que par un filet de fumée.</p>
<p>Finalement on s&rsquo;est levé parce que javais dit Bon et que c&rsquo;était à peu près tout ce quil y avait à dire ; finalement il était à l&rsquo;autre bout du monde et je me suis demandé un instant comment j&rsquo;avais fait mon compte pour me retrouver devant quelqu&rsquo;un que je préférais tuer plutôt que de le laisser partir ; finalement il était déjà parti et tuer les gens c&rsquo;est franchement pas très poli ; finalement je n&rsquo;ai plus voulu que partir parce que sentir son odeur et avoir à portée de main sa bouche et sa peau, c&rsquo;était un peu trop merci bien ; finalement il a voulu me faire la bise et au lieu de me mettre à hurler plus fort que je n&rsquo;avais jamais hurlé qu&rsquo;un amour éternel qui se dilue dans la première chatte venue c&rsquo;est moyen éternel et que s&rsquo;il osait en plus me faire la bise je lui pétais les dents, j&rsquo;ai fait un pas en arrière et j&rsquo;ai allumé la deuxième cigarette.</p>
<p>Je dansais d&rsquo;un pied sur l&rsquo;autre avec ma clope à la main ; je dansais d&rsquo;un pied sur l&rsquo;autre parce que de toute façon tout tanguait dedans moi dehors la rue, dessous le sol soudain mou et dessus le ciel tombé sur ma tête ; je dansais dun pied sur l&rsquo;autre en me disant pied droit je le tue, pied gauche je lui dis qu&rsquo;on recommence que tout est oublié que c&rsquo;est pas grave et que je l&rsquo;aime, que je l&rsquo;aime, que je l&rsquo;aime tellement que je suis prête à le dire, enfin, pour une fois, après tout ce temps à prétendre que je m&rsquo;en fous ; je dansais d&rsquo;un pied sur l&rsquo;autre pied droit je plante mes dents dans son cou, dans ce creux d&rsquo;épaule naissante à la peau si douce qui garde bien au chaud l&rsquo;odeur de ce qui doit être de l&rsquo;amour, parce que si c&rsquo;est pas ça que ça sent l&rsquo;amour franchement je vois pas trop ce qu&rsquo;on pourrait trouver d&rsquo;autre, je plante et je mords, et j&rsquo;arrache et je lâche rien tant qu&rsquo;il nest pas mort entre mes dents ; je dansais d&rsquo;un pied sur l&rsquo;autre pied gauche je me mets à genoux, je me roule par terre je lèche ses baskets s&rsquo;il le faut, ses baskets dégueus, je supplie j&rsquo;implore j&rsquo;arrache j&rsquo;humilie je traîne je me dépouille ; je dansais d&rsquo;un pied sur l&rsquo;autre et puis jai écrasé la cigarette, je suis restée debout mais je suis passée de dos, je suis partie, peut-être que si je m&rsquo;étais retournée une dernière fois rien de tout ceci ne serait resté vrai, peut-être qu&rsquo;on aurait pu effacer et décider que ça ponctuait, entre parenthèses, mais lui il a toujours préféré les phrases courtes et il est très fort pour mettre des points et j&rsquo;allais pas en plus me manger de la ponctuation dans la gueule.</p>
<p>Il y a deux cigarettes le monde tournait encore.</p>
<p>Il faut que jarrête de fumer.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.beulogue.fr/test-1-2-1-2/1134-il-y-a-deux-cigarettes">Il y a deux cigarettes</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.beulogue.fr">Beulogue</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.beulogue.fr/test-1-2-1-2/1134-il-y-a-deux-cigarettes/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>33</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Joe promenait son tyrannosaure</title>
		<link>https://www.beulogue.fr/test-1-2-1-2/1060-joe-promenait-son-tyranosaure</link>
		<comments>https://www.beulogue.fr/test-1-2-1-2/1060-joe-promenait-son-tyranosaure#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 21 Feb 2012 20:30:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[petronille]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Test-1-2-1-2]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://beulogue.fr/?p=1052</guid>
		<description><![CDATA[<p><img src="/blog/images/sept-2011/joe-promène-son-tyranosaure.jpg" alt="" /></p>
<p> ...<a class="post-readmore" href="https://www.beulogue.fr/test-1-2-1-2/1060-joe-promenait-son-tyranosaure">lire plus</a></p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.beulogue.fr/test-1-2-1-2/1060-joe-promenait-son-tyranosaure">Joe promenait son tyrannosaure</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.beulogue.fr">Beulogue</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img alt="" src="/blog/images/sept-2011/joe-promène-son-tyranosaure.jpg" /></p>
<p><span id="more-1052"></span></p>
<p>Joe promenait son tyrannosaure.</p>
<p>Il l&rsquo;avait depuis sa naissance. D&rsquo;abord, il n&rsquo;en avait pas eu conscience : le tyrannosaure était là , de toute façon ; ou plutôt il était avec lui, tout le temps. Comme le ciel, les nuages, les moments doux et les moments aigres, le tyrannosaure était juste là.</p>
<p>Quand Joe s&rsquo;aperçut qu&rsquo;il était toujours là , et là pour toujours, il eut un moment de panique.<br />
Un tyrannosaure, c&rsquo;est quand même encombrant.<br />
Et puis les autres enfants se moquaient.<br />
Parce que ce qui ne passe pas inaperçu est forcément sujet à moquerie.</p>
<p>Joe essaya de lui donner un nom. Encore persuadé que ce qui se nomme se peut maîtriser, il l&rsquo;appela Jim. Jim et Joe. Jim était presque comme lui, presque ce qu&rsquo;il était, mais pas tout à fait.<br />
Des fois, Joe aimait bien Jim. Il aimait ses muscles puissants, ses cuisses imposantes, il aimait sa peau épaisse, aussi, qui donnait l&rsquo;impression de résister à tout. Quand Joe se laissait blesser par le moindre regard.<br />
Jim était fort. Jim était fait pour durer. Jim faisait un peu peur -et les gens qui osaient affronter Jim pour apprécier Joe n&rsquo;en étaient que plus bienvenus.</p>
<p>Un jour, un de ces courageux glissa à Joe : &laquo;&nbsp;Jim, quand même, je l&rsquo;aime pas trop. Je te préfèrerais sans lui&nbsp;&raquo;.<br />
Et parce que les mots des gens qu&rsquo;on laisse s&rsquo;approcher pèsent parfois plus lourd que toute la logique et l&rsquo;amour du monde, Joe décida de se débarrasser de Jim.<br />
Il l&rsquo;affama. Il le lacéra. Il l&rsquo;aspergea de substances diverses et attendit, attendit que Jim se dissolve.<br />
Jim ne ne bougea pas.<br />
Il resta là, silencieux, sans rien dire.<br />
Triste.<br />
il n&rsquo;avait jamais rien fait de mal à Joe. il l&rsquo;avait protégé, il l&rsquo;avait porté, il l&rsquo;avait soutenu.<br />
Il savait bien qu&rsquo;il était encombrant -un tyrannosaure, vous pensez.<br />
Sa peau si épaisse se fissura.<br />
Ses muscles si puissants s&rsquo;atrophièrent.<br />
Son sourire se fendilla.</p>
<p>De temps à autres, il s&rsquo;ébrouait, faisait tomber de ses épaules toute la poussière de dédain que Jim y accumulait de ses regards désormais haineux, et réclamait à manger. Réclamait à boire. Réclamait de vivre.</p>
<p>Se mettait en colère.<br />
Joe s&rsquo;inclinait. Après tout, ce n&rsquo;est pas évident de dénier à un monstre géant sa pitance légitime.<br />
Jim se remplumait.<br />
Reprenait des forces.</p>
<p>Mais ça ne durait jamais longtemps.<br />
Joe avait bien trop peur du regard des autres.<br />
Un tyrannosaure, vous pensez.<br />
Le mépris revenait.<br />
Les humiliations.<br />
Cette certitude que Joe serait bien mieux sans Jim, que Jim n&rsquo;était là que pour l&rsquo;alourdir, le ralentir, lui cacher le soleil, effrayer les autres.<br />
Le clouer au sol.</p>
<p>Un jour Joe regarda autour de lui et vit qu&rsquo;il était le seul à se préoccuper encore de Jim.<br />
Tous les gens de sa vie l&rsquo;avaient accepté, avec joie ou réticence -le plus souvent, avec indifférence, parce que de toute façon, Joe allait avec Jim, et c&rsquo;était comme ça.<br />
Juste comme ça.</p>
<p>Joe décida de faire la paix avec son tyrannosaure.<br />
Il cessa de faire la sourde oreille.<br />
Il se mit à lui donner à boire et à manger, il se mit à le laisser dormir quand Jim en avait besoin.<br />
Jim resta méfiant.<br />
La plus grande partie de son existence, il l&rsquo;avait passée à suivre un gamin capricieux qu&rsquo;il n&rsquo;avait jamais essayé de blesser -et ce gamin ne l&rsquo;avait jamais récompensé avec autre chose de que la souffrance et du mépris.</p>
<p>Il regarda Joe attentivement.<br />
Joe était vraiment, <em>vraiment</em> désolé.<br />
Jim ne chercha pas à comprendre pourquoi. Joe aurait été bien en peine de lui expliquer, de toute façon. Les mauvais mots, aux mauvais moments.<br />
Une voix un peu trop douce qui lui avait susurré de mauvaises idées.<br />
Jim se releva et se remit à suivre Joe.</p>
<p>Il était plus vieux.<br />
Il était plus faible.<br />
Sa peau épaisse était couverte de cicatrices.<br />
Son sourire rouillé s&rsquo;était fait plus timide -sourire pour des gens qui ne vous regardent plus vous fait souvent passer l&rsquo;envie.<br />
Mais il se releva.<br />
Et il suivit Joe.<br />
Joe n&rsquo;avait qu&rsquo;un seul Jim. Jim n&rsquo;avait qu&rsquo;un seul Joe.<br />
Joe scrutait les cicatrices de Jim. il se sentait coupable, il se sentait piteux, il se sentait le plus bête des plus bêtes d&rsquo;avoir ainsi abîmé son tyrannosaure.<br />
Jim scrutait Joe. Il scrutait son regard qu&rsquo;il avait connu implacable, ses mains qu&rsquo;il avait connues cruelles, son cœur qu&rsquo;il avait connu de pierre -qui affame un tyrannosaure ?</p>
<p>Ils avaient peur, tous les deux.</p>
<p>Mais ils repartirent.<br />
En essayant de ne pas s&rsquo;en vouloir, l&rsquo;un et l&rsquo;autre, l&rsquo;un à l&rsquo;autre, pour ce qu&rsquo;ils étaient, ce qu&rsquo;ils pouvaient être et ce qu&rsquo;ils auraient pu être, s&rsquo;ils n&rsquo;avaient jamais cessé de s&rsquo;aimer.</p>
<p>Ils repartirent, parce qu&rsquo;il n&rsquo;y avait qu&rsquo;un seul Joe, et qu&rsquo;un seul Jim.</p>
<p>Joe promenait son tyrannosaure.</p>
<p>Soulevant à chaque pas tout un monde de regrets, et espérant que Jim ne le quitterait jamais.<br />
Joe promenait son tyrannosaure.<br />
Parce qu&rsquo;il n&rsquo;y avait qu&rsquo;un seul Joe, et qu&rsquo;il n&rsquo;y avait qu&rsquo;un seul Jim.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.beulogue.fr/test-1-2-1-2/1060-joe-promenait-son-tyranosaure">Joe promenait son tyrannosaure</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.beulogue.fr">Beulogue</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.beulogue.fr/test-1-2-1-2/1060-joe-promenait-son-tyranosaure/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>28</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
